A sunburnt country

          Je n’échapperais pas plus que Bill Bryson à appréhender l’Australie sous l’angle de son climat. Avant qu’on ne me demande où en est mon bronzage, rappelons tout de même qu’en ce moment, c’est l’hiver. Un hiver tout relatif, au ciel digne de Grèce et doté d’un soleil que ne renierait pas Paris en ces mois estivaux – il n’y a pas à dire, prendre son petit-déj au soleil, c’est vraiment jouissif. Le revers de la médaille, c’est la sécheresse. Les cascades ne versent plus goutte, les arbres se pèlent comme des bananes, et les cours d’eau sont si à sec que leur lit s’efface. Actuellement, le Queensland est en niveau 4 (sur 6) de restriction d’eau. Les douches ne doivent pas excéder quatre minutes et il est interdit d’arroser son jardin, à moins d’employer à cet usage des seaux placés dans la cabine pour récupérer l’eau de la douche.

Pour autant les températures ne sont pas estivales, *météo de Brisbane, bonjour*. Ca caille même sévèrement la nuit. Et la bonne blague, c’est que les Australiens n’ont pas le chauffage central. Les maisons sont en bois, non isolées, simplement construites comme sur des pilotis, le rez-de-chaussée servant de garage et de buanderie. Non chauffées et non isolées, il y fait moins de 10 degrés la nuit. De quoi redécouvrir les bienfaits de la bouillote de votre grand-mère et de tester votre sex-appeal dans un chauffe de danse en polaire (ca ressemble à une sorte d’immense vareuse, pour vous donner une idée concrète). En bonne frileuse, je n’ai pas tardé à faire l’acquisition d’un radiateur portable – un chose que nous n’avons jamais réussi à monter (comment voulez-vous mettre une vis là où il y un trou sans épaisseur aucune derrière pour pouvoir visser – sans tournevis qui plus est ?) mais qui n’en a pas moins fait chaud au cœur au corps, sans émettre de lumière (la lampe à bronzer, ce n’est pas terrible la nuit) ni faire de bruit (même remarque, surtout lorsqu’on sait que les murs sont épais comme du papier cigarette – nous ferons une belle litote et un petit appel à votre imagination pour passer sous silence le manque d’intimité qui s’ensuit ^^).

Déplaçons-nous quelque peu au sud sur notre carte météo pour évoquer les conditions de notre escapade à Sydney. Petit rappel auparavant : dans l’hémisphère sud, descendre vers le sud signifie également descendre dans les températures. Nous avons été contraintes de nous équiper plus chaudement, le duo gagnant gant-bonnet ainsi que la doublure du pantalon par un collant n’étaient pas de trop. Quant à la randonnée dans les Blue Mountains, Audrey et moi ressemblions à deux petits bonshommes Michelin.

Ce temps déconcertant règne sur la côte est du pays et se traduit par des tenues vestimentaires disparates allant du manteau au bermuda-tongues. Le refus réitéré des Australiens à installer le chauffage central est quant à lui audible dans leurs éternuements permanents. Peut-être l’achat de médicaments est-il plus rentable. Qu’il me soit cependant permis d’en douter, surtout quant la fraîcheur saisonnière est secondée par l’usage intensif intempestif de la climatisation. Nous en avons fait l’expérience frigorifiante dans le bus pour aller à Sydney – il semblerait que l’Australien apprécie mieux ses quatre couvertures avec la douce caresse de l’air conditionné. Pourquoi diable sommes-nous toujours aussi logiques cependant ?

4 réflexions sur « A sunburnt country »

  1. Content de savoir que tu rentres vivante (peut-être enrhumée…) de ton périple : )

    Tu n’as même pas profité du VTT en Australie ?! Je crois savoir qu’il y a de magnifiques spots (selon le jargon)

    …impatient de lire la suite, si suite il y a…

    1. Wow apres 3 semaines ici tu arrives encore a te planter sur le niveau de restrictions d’eau… On est en niveau 5, bientot en 6 ce qui voudra dire des douches de 3 min. Je suis sure que tu es bien contente d’etre de retour en France ou tu peux te laver les cheveux sans etre congelee!

      Et une petite info en passant : s’acheter des medicaments ici c’est un luxe, ce qui fait que l’Australie est un grand pays de malades (dans tous les sens du terme)

      J’ai hate de lire tes prochains articles!!!!!

    2. zED >> Non, on n’a pas VTTté (du verbe VTTter, c’est bien connu). Mais pour marcher (et faire une randonnée dans la forêt tropicale), ça on n’a pas lésiné. Et contrairement aux idées reçues, l’Australie n’est pas un pays plat, loin s’en faut. Résultats : des bagages plus légers d’une paire de baskets au retour.

      Aleks >> T’as compris le concept ^^

      Dre >> Mais j’ai une excuse, c’est que j’ai écris ça en étant complétement dans le coltar – comment ça, ce n’est pas une excuse ?
      Et puis, c’est normal que ce soit un pays de malades, ils sont complétement renversés à être down under – à ma décharge, j’ai relativement peu dormi.

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