À la verticale de l’été

Photobucket

Quoique incompréhensible, le titre est magnifique. Il est va de même du film de Tran Anh Hung : tout est magnifique, Yen-Khe Tran-Nu, les étirements sensuels par lesquels son personnage se réveille, les discussions entre soeurs, la tendresse entre mari et femme, la préparation du poulet pour l’anniversaire de la mort de leur mère, la chaleur engourdissante et lumineuse de l’été, les volutes de cigarette du mari-écrivain, la scène d’adieu muette que répète le frère avec sa jeune soeur, et encore lorsqu’elle quitte leur relation ambiguë, et autrement lorsqu’une autre soeur ne la joue pas ; la femme qui impose le silence à son amant, faisant taire toute tromperie et parler les corps ; les visages qui se fendent et les êtres qui se fendillent. Tout est magnifique, lent et suspendu mais il faudrait que je revois ce film avec une personne habituée aux physionomies vietnamiennes parce que voilà : je suis incapable de différencier deux des trois soeurs, plus encore de les relier à leurs maris respectifs et donc de distinguer les enchevêtrements des couples, des échos poétiques qui les relient. Je me suis fait mon histoire mais ne suis pas certaine de pouvoir la suivre. 

2 réflexions sur « À la verticale de l’été »

    1. Oh. Curieusement ce portrait-évocation ne m’étonne pas vraiment après avoir vu son film. Vous deviez bien vous entendre ou, à défaut de proximité, vous comprendre, avec ces traits de caractère en commun…
      Y a-t-il quelque chose d’autre de lui que tu me recommanderais de voir en premier ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

sept + huit =