Brocante philosophique : les choses

poltiques. Sans Pérec.

Ma substance pensante ressemble à une brocante philosophique. On y trouverait un tableau représentant un être fabuleux, mi-renard, mi-lion, mi-homme (trois moitiés pour le prix de deux, c’est un lot gagnant, encore mieux que du shampoing démêlant) ; une trompette de sédition ; un trophée de chasse aux yeux pleins de pitié ; un livre de mythes vrais ; une boîte d’allumettes de la guerre, avec son certificat authentifiant son origine naturelle (du bio de collection) ; un bateau démocratique qui va dans l’eau du bain, avec en prime sa figurine de philosophe-roi ; des fers patinés de liberté, et une collection d’esprits des lois, avec des morceaux de Dalloz de tous horizons dans des éprouvettes celées.

Voilà pour mon étal. Il me faut encore aller fouiner chez ceux des autres pour trouver une poupée à corps politique, qui exprime la volonté générale quand on lui appuie sur le ventre, et un kit d’enquêteur pour découvrir l’origine de l’inégalité.

2 réflexions sur « Brocante philosophique : les choses »

  1. Je vois que la philo te met dans un état second…effectivement, le chocolat doit avoir un effet euphorisant! ^^
    Bon courage pour demain et vendredi et joyeuuuuuuuuux noël si je ne te vois pas avant les vacances (ah qu’est-ce que j’aime ce mot!)!!

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