Gros titres, grands mots, petit pas

Les conditions de concours me font l’humeur plus instable que les gouvernements pendant l’affaire Dreyfus. Au début des révisions, j’ai cru comprendre l’utilité de l’eye-liner waterproof (en fait, il serait même démaquillant proof, ce qui pose un léger problème), et ça laissait augurer que les madeleines allaient pleuvoir comme à Gravelotte, mais hier, j’étais plutôt comme ça :

 

Genre (si, si, je peux le dire, le conférencier de l’EN* sur Darwin l’utilisait plus que la torture le mot de « hasard » dans le cours sur le même sujet) j’ai découvert subitement que sous l’angle du droit, la philosophie politique était vraiment passionnante. Adeo ut un épisode de Grey’s anatomy n’a pas suffit à m’apaiser pour dormir sereinement et réviser ardemment à mon réveil.

Comme le dit O., l’impression d’avoir le cerveau déconnecté de soi. Toutefois relié à l’estomac dans mon cas. La sensation de faim a disparu pour la simple raison que je mange tout le temps. Nam, la chouquette a toujours tort. Surtout la chouquette maison. Celle-ci a une forme bizarre, non, vraiment, elle détonne parmi les autres, il faut la faire disparaître. Celle-là s’est plainte du délit de sale gueule commis à l’égard de la précédente ; elle est punie à coups de dents. Et puis on ne fait pas mentir le proverbe, et après il faut faire un exemple. Il n’y a pas d’innocent parmi les chouquettes. Sans compter qu’il y a une deuxième fournée : il faut la comparer à la première. Mais la première bouchée est un trop menu plaisir. Pas encore refroidie, il faut en goûter une autre plus tard. Après toutes ces chouquettes m’agacent, alors je me mange sauvagement. Je mange chouquette. Je pense chouquette. J’ai un grain – de sucre coincé entre les dents.

Entre deux rires jaunes, je découvre que Salengro s’est suicidé sur la même feuille que l’évêque de Lille, qui a participé au Front populaire. Depuis que Barrès a croisé Maurras, j’ai toujours l’impression d’avoir fait une bouture orthographique et que je devrais écrire « Maurace ». Même Word le sait et fait des vaguelettes rouges – Maurice, si ça continue tu vas aller en pension. Or perhaps could we Locke him in the cupboard. Tellement assez de rouvrir mon sempiternel (3 ans c’est sempiternel) classeur d’histoire (celui dont je connais la disposition des lignes par cœur, mais toujours pas le contenu – sauf les blagues au crayon à papier dans les marges) que je révise sur les fiches d’une amie ; on fait ce qu’on peut pour se créer un certain suspens. Chacun ses plaisirs ; et de remarquer, tiens, c’était un moment de grande extase de fichage les !!! après « je suis à la fois radical et conservateur » – ah ! l’arôme Gambetta. Kill them all. Et puis d’abords, « la tolérance, il y a des maisons pour cela », c’est Claudel qui le dit – encore un de ses charmes qui me tiendront à distance de ses écrits. Le banyan tire peut-être, mais lui il pousse un peu trop loin. Je devrais retourner accabler Dreyfus avant de le sauver, mais je ne vous ai même pas bombardé de philo.

Je vous laisserez pour le moment sur :

– mon premier est ce qui tranche la matière Historique

– mon deuxième est la première lettre de l’alphabet

– mon troisième est la première lettre de mon prénom

– mon quatrième est la puissance des deux précédents

Et mon tout est une forme d’expression économique servant aussi bien à la rage, la colère, le désespoir, l’énervement, le défouloir, l’angoisse, la crise de nerfs, ou d’introduction ou conclusion de conversation sur msn.

 

8 réflexions sur « Gros titres, grands mots, petit pas »

  1. J’ai trouvé un signe distinctif (mais pas facilement remarquable) !

    J’ai un sac à bandoulière Feanor (un gros chat avec des yeux bizarres si tu connais pas Maliki) avec écrit dessus “I can see dead things”.

    Hmm voilà, bon je retourne réviser mon anglais ! Snif, je veux pas être demain.

    1. Lluciole >> Je ne vois pas trop mais j’essayerai de zieuter. Pour ma part, j’ai un Eastpack orange fluo – peut-être moins distinctif, mais très voyant. See you !

    2. Bah je me disais bien aussi… j’ai zieuté mais pas vu de chat à gros yeux. Bon, je cherche du eastpack bleu turquoise demain – le mien est toujours orange fluo. Je ne suis pas en Europe mais en Scandinavie – et, ironie du sort, on meurt de chaud. Pour compléter, j’ai un pantalon genre sport noir et des lunettes noires à branches blanches, une barrette genre je-suis-pas-coiffée. Si on n’y arrive pas, c’est qu’on est sous-douées – mais ce n’est pas exclu.

    3. Je t’ai vu, j’me suis fait aider par des personnes de La Bruyère, une cube de Fénelon était à La Bruyère en carré (LSH) et apparemment elle était avec toi en hypo, mais j’ai pas osé venir parler ^^’

      T’as presque de la chance, en salle Europe, je suis en plein courant d’air…J’ai l’impression d’avoir chopé la crève à force de passer à chaud / froid constamment. Mais, heureusement je dois juste survivre encore demain.

    4. Ahhhh ! mais il fallait venir me parler – ou alors tu m’as vu à un moment où j’avais pas l’air aimable ou juste après l’histoire en pleine crise… J’ai repéré un moment un sac turquoise, mais je regardais un peu trop dans la direction et la fille m’a retourné un regard bizarre, d’où j’ai déduit que ce n’était pas toi ^^
      Je ne savais pas que L.M. était à Fénelon ! (c’est bien elle, n’est-ce pas ? je ne vois pas qui cela pourrait être d’autre ; c’est dommage parce que je l’ai entraperçue, mais n’ai pas fait attention à qui elle parlait).
      Et sinon, j’ai aussi fait les courants d’air en Europe – pas de jaloux!

    5. Tu étais en train de parler à quelqu’un, je voulais pas déranger. Et j’étais avec une amie relativement stressée, alors je voulais la soutenir un peu.

      Et oui, c’est bien L.M. 🙂
      Ça sera pour une autre fois, si t’es sur Versailles on se croisera peut-être.

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