Hong Kong : illuminations

À la sortie du métro à Causeway Bay, le regard est aspiré vers le haut, cherchant la lumière naturelle au-delà des enseignes lumineuses, dans le corridor de ciel laissé par les buildings. Je ne savais que que New York était aussi en Asie. Ce qui frappe, surtout, outre le monde et le bruit, c’est la saturation de l’espace visuel, dans une surenchère d’enseignes et de publicités. Reprenez votre souffle : bienvenue à Hong Kong.

 

 

On pourrait parler de tissu publicitaire, comme on parle de tissu urbain. Lorsqu’une fenêtre l’interrompt, c’est pour mieux refléter ce qui se trouve de l’autre côté, jamais bien loin.

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Avec mon goût pour les reflets, je suis aux anges. Surtout lorsqu’ils créent des concaténations de cultures, comme ici, où le Mc Donald s’insère dans les caractères d’un restaurant chinois (enfin, à en croire les lampions, parce que l’affiche suivante annonce des Legends of India).

 

Enseignes, publicités, imprimées ou lumineuses, à LED ou à néon, statiques ou clignotantes, ce brouhaha lumineux, que l’on associerait spontanément à Broadway, trouve sa quintessence dans le quartier de Kowloon.

 

 

Peu importe que ce quartier s’anime à la tombée de la nuit, on dit : Bonjour Kowloon !

Vous n’imaginez pas le nombre de boutiques qui portent des noms français – de manière plus ou moins pertinente. Vous déambulez tranquillement dans un centre commercial quand tout à coup… Tout à coup, enseigne vestimentaire. La frenchiness aurait pu faire l’objet d’un safari-photo, au même titre que les chèvres ayant envahi les devantures en prévision du Nouvel An chinois. Je ne me suis d’ailleurs pas remise du French Yvelines Chocolate Burger (sic !) croisé dans une « boulangerie » chinoise. Qu’est-il passé dans la tête du mec pour qu’il nomme ainsi une viennoiserie qui n’a jamais existé en France, pas plus dans les Yvelines qu’ailleurs ? Avait-il un ami habitant là-bas, qui, dans un grand moment de désert de placards, s’est fait des tartines avec du pain à hamburger ? C’est tellement improbable, j’adore la machine à suppositions loufoques que cela met en branle.

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