Mais trop c’est trop

La gêne ou la honte font parfois désirer de se trouver six pieds sous terre. Vous pourriez être amenés à reconsidérer votre souhait : à six pieds sous terre, il y a le métro. Ce matin, j’y ai entendu une abomination non musicale qui surpasse Piaf à l’accordéon : Ti amo à la flûte de pan. A vous faire fredonner une vieille, qui chante plus faux que moi et que cela n’a pas empêché d’essayer quelques vocalises. C’est violent, mais tout n’est que paix et amour. D’ailleurs, il faut que j’aille voir Valentine day : Julia Roberts et Patrick Dempsey constituent à eux seuls une raison suffisante (voire nécessaire) pour avaler le gros coeur étalé en affiche.

3 réflexions sur « Mais trop c’est trop »

  1. Voir valentine day ? tu n’as aucun honneur.

    Et faut arrêter les “ah cet acteur je l’aime bien je vais voir le film”, c’est le réalisateur qui fait le film, pas Patrick Dempsey. Je sais que tu le sais, mais je te le dis quand même car parfois il ne suffit pas de savoir pour comprendre. Et puis enseigner c’est répéter.

    Sinon, j’espère que tout va bien. Je dois avouer n’avoir pas tout compris à ta vindicte contre Bergson.

  2. Je sais, c’est complètement régressif, c’est pour ça que c’est bon. C’est un peu comme quelqu’un qui commencerait par un carré de chocolat et finirait par se taper toute la tablette alors qu’il sait pertinemment que ce n’est pas à faire (non, curieusement, ceci n’est pas un exemple emprunté à mon expérience personnelle). Le sourire de Julia Roberts justifie beaucoup de choses (c’est encore plus vrai du power boulet de Hugh Grant, mais se rincer l’oeil avec Patrick Dempsey constitue une bonne consolation). Voir des navets (surtout lorsqu’il s’agit de comédies romantiques) ne me dérange pas au cinéma – tandis que j’ai développé une allergie à leur lecture.
    [Ravie de t’avoir converti à Kundera, au fait ! Marquant est le mot, effectivement. ]
    Cela viendra peut-être, mais j’ai la fibre bon public – up to a certain point, nevertheless : au risque d’encourir le courroux de beaucoup, je n’aime pas les films de Woody Allen, par exemple.

  3. faut me pardonner tu sais, traîner à la cinémathèque et au ciné-club sciences po laisse des traces, maintenant j’ai des grands idéaux et tout, le cinéma doit éduquer le spectateur, et doit élever son niveau de conscience, on doit réfléchir et non pas se divertir au cinéma etc. …

    Enfin bref, un ramassis de conneries. Mais je me soigne. Tu me conseilles quoi de Kundera à part l’immortalité ? Je vais m’en enchaîner quelques uns d’ici les prochains mois. Ca se tellement vite en plus.

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