Quand “ça va ?” est une question rhétorique

      J’ai un accent aigu sous l’œil gauche, un grave sous le droit et un circonflexe inversé au-dessus. J’ai du avaler par mégarde une râpe trop grande pour être digérée et trop petite pour demeurer en place sans m’écorcher la gorge. Mes yeux paraissent irrésistiblement vouloir précéder ma tête, mais je n’ai aucun sujet d’admiration ou de désir toonesque. Mon nez dégouline autant que le mois d’août a été pluvieux. Encore heureux que vous n’ayez pas le son : la toux viendrait rythmer mes plaintes.

     Je n’ose ouvrir mon agenda de peur de me faire mordre par quelque impératif hypothétique à forte tendance catégorique, l’enragé DS de philo de 6h de samedi, par exemple.

J’ai rangé un 4/10 dans l’onglet rouge « anglais » de mon trieur sans broncher. Ni en être particulièrement émue. Y’a du progrès. Car il n’y a manifestement pas que ma prof de latin de terminale que j’ai traumatisée puisque Mr. Of The Bridge a annoté comme suit : « Pas de panique ! Il faut le temps de s’y remettre… ». D’une manière générale, nous somme passés de l’angoisse au désespoir. La conscience s’est mise en veilleuse, la culpabilité a reçu congé et la résignation a pris ses quartiers après le départ de ces derniers occupants.

 

 

     Mais je m’en fous comme de l’an 40 – et même plus, à vrai dire ( puisque le prof de latin a émit le souhait de nous faire apprendre notre histoire romaine et que j’ai souvenance d’un événement de guerre des Gaules aux alentours, en 48.)

 

 

Je suis dans les petits papiers de la prof de français.
J’ai du boulot et le moral – attention asyndète !

Et les cartes de cantine sont oranges.

La vie est belle.

9 réflexions sur « Quand “ça va ?” est une question rhétorique »

    1. Mélo >> La voix de la fatalité.

      Melendili >> Tous tes posts, même grognons sont bienvenus. De toute façon, tes grognements ne sont que la penée claire et disctincte (vade retro Descartes) de tout un chacun.

      Inci >> Sans déc’ ? On n’a pas encore eu le bonheur de voir cette petite merveille.En fait, on a besoin de nos feuilles de déclaration d’immatriculation à la lmde et la nouvelle cpe tarde à nous les remettre, l’inscription s’en trouve remise à plus tard, alors la carte… déjà on a fini par avoir nos cartes de cantine…

      Vates >> Merciiii. Je me disais que ça collait moyennement, mais j’avais la flemme de chercher. Et c’est zeugme ou zeugma ?

    2. Il faut voir le point positif : il y a une marge de progression énorme (notamment quand on commence à 1 en thème latin… non non, je ne me cite pas !)

      Bon courage ; )

    3. Hum… le thème latin… délicieux souvenir d’une traduction de Montesquieu. Mais en tant que non lettre classique, je n’en ai plus cette année. Dommage, car nonobstant les notes incroyablement basses qu’on se ramasse, c’est plutôt amusant.

      Et pour l’anglais, no problem. Nous avons hier planché pendant (supposément 4, disons) 3 heures sur une scène de pendaison par G. Orwell : thème métaphorique de notre réaction face au texte. Il manquait quelques mots (que je n’ai même pas poursuivi dans le dictionnaire en rentrant) du genre “tinfoil”…

      Merci et bon courage également. [Bien qu’ayant pris note de la non citation^^]

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