Blacksad, une BD noire mais pas triste

Sur les conseils d’Inci.

 

Au début, j’ai été un peu gênée par l’anthropomorphisme, car ce ne sont plus seulement des vêtements et des attitudes humaines qu’on prête aux animaux mais aussi des corps d’hommes et plus encore de femmes. Anubis à la tête de chatte, voyez plutôt la nouvelle Bastet :

 

Peu à peu, cependant, l’œil s’habitue, on se surprend à penser qu’il vaut mieux que les coups reçus par le héros lui fassent une tête de matou de gouttière plutôt que de malfrat glauque, et l’on finit par entrevoir la poésie qu’il y a à transformer le cliché en dessin : le chien, inspecteur fidèle au règlement ; la chatte, une femme à homme, sans la vulgarité qu’il y a à nommer ; le crocodile ou le lémurien, des créatures sans scrupules qui ont le sang froid et le gardent… Blacksad évolue bel et bien dans une jungle animale.

 

(Il y a une souris aussi, entre femme de ménage simplette et mignonne soubrette, mais je suis désolée de vous le dire, je ne me sens pas du tout souris du logis).

6 réflexions sur « Blacksad, une BD noire mais pas triste »

    1. J’ai offert le premier volume à mon oncle pour Noël, nous avons été conquis aussi (j’attends le réassort du rayon BD de GJ pour aller chercher le n°2 :), Blacksad c’est la version sombre de O’Malley pour la classe et l’allulre ^^

    2. Mon inculture BD m’épate aussi tous les jours. Mais le principal, c’est de se soigner, n’est-ce pas? ^^
      (Dire que Blacksad, je l’ai découvert par hasard, à Gibert. Je cherchais du neuf à me mettre sous la dent, et j’ai pris une BD d’occasion, à la couverture qui m’a plu. C’est surtout la quatrième de couverture qui m’a séduite…)

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