Lettre à Franco

Une figure d’intellectuel luttant noblement contre le régime de Franco : c’est ce que je m’attendais à voir avec Lettre à Franco. Le pathos, le courage, la dignité, tout ça.

Alejandro Amenábar se montre plus subtil… et ce n’est pas en exposant son personnage à un dilemme qui l’inciterait au compromis pour sauver un être aimé. Même s’il y a de ça. On sent qu’en vieillissant, notre homme n’essaie plus de préserver un futur pour sa descendance, quitte à la mettre momentanément en danger : il veut juste la protéger ici et maintenant, quitte à se compromettre un peu – oh juste un peu. C’est là que Miguel de Unamuno se met le doigt dans l’œil jusqu’au coude.

Et c’est là que ça devient intéressant, car son erreur ne relève pas de la naïveté ; au contraire, c’est un vieux sage qui se plante en voulant éviter l’écueil du demi-habile : il faut bien un pouvoir en place, alors celui-ci ou celui-là, tant que la République est maintenue… Autant faire mine de ne pas résister pour ne pas envenimer les choses, et voir venir. Retrouver un semblant de paix. Mais c’est bien de cela qu’il s’agit : un semblant. Lorsque le vieil homme comprend que la junte militaire ne veut pas seulement l’ordre et le pouvoir, mais une mainmise dictatoriale sur la société, il est trop tard : enlèvements et exécutions sommaires ont déjà eu lieu, pas même pour ce que sont les gens, mais pour ce qu’ils ont été ou sont suspectées d’être (socialistes, franc-maçons…).

La drapeau de la République espagnole et celui du régime franquiste sont étendus devant deux souris. L'autre braque l'autre, appuyée sur une canne, en lui sommant de choisir son linceul.

Lors d’une entrevue avec Franco, le vieil homme essaie de plaider la cause de ses amis (conversation en substance, je n’ai pas une assez bonne mémoire pour citer) :

Franco – Mais qu’est-ce que vous croyez que fait l’autre camp ?
– La même chose. Mais justement, ne devrait-on pas valoir mieux que l’autre camp ?
– Ah, mais nous laissons la possibilité aux hommes de se confesser avant d’être tués. Eux ne le font pas. C’est très différent.

Fin de l’espoir – des bribes du roman de Malraux me sont revenues en mémoire (l’Alcazar, les batailles sur les places en plein soleil….), sans que je me repère immédiatement : la mythologie révolutionnaire-progressiste ne nous a pas habitués à associer des insurgés à une force réactionnaire ; et, en cours d’histoire, le franquisme avait été peu ou proue réduit à des deux-trois dates, l’étude du totalitarisme d’Hitler, de Staline ou, dans une moindre mesure, de Mussolini perçue comme prioritaire sur la dictature plus traditionnelle de Franco. Voilà comment, en étant germanophone, on se retrouve avec une idée très imprécise de l’histoire de nos voisins… Autant dire que voir Lettre à Franco ne m’a pas fait de mal.

Violoncelle au débotté

Concert de dernière minute au théâtre des Champs-Élysées, pour entendre jouer le violoncelliste Victor Julien-Laferrière : je suis Palpatine malgré un programme qui ne m’inspire qu’à moitié.

Douze variations pour piano et violoncelle : j’en passe une partie à me demander si j’hallucine, parce que ça sautille et ça crie Papageno alors que je n’ai pas vu Mozart au programme. Vérification faite, je ne suis pas folle, Beethoven a bien composé ces suites sur un thème de La Flûte enchantée.

Sonate pour violoncelle et piano n° 2 op. 58 : violoncelle et piano-clavecin déambulent bras dessus bras dessous sous une ombrelle. Je n’y peux rien, Mendelssohn fait pour moi de la musique partitive : vous m’en mettrez une louche, vingt minutes, 500 grammes ou deux cuillères à soupe – c’est du pareil au même : de la musique. Je m’endors sur la fin. Avant, j’observe la poussière danser devant les projecteurs qui sifflent sur nos têtes ; cela faisait longtemps que je n’étais pas venue au théâtre, la quiétude de l’obscurité et du velours m’avaient manqué. L’ennuie est palpable, paisible. Je me demande quand même si je sais encore apprécier la musique.

Pas sûr, mais peut-être que oui : sonate pour violoncelle et piano op. 65. On a changé de piano et de pianiste (toutes mes excuses à Justin Taylor, et mes remerciements à Jonas Vitaud, qui joue cet après-midi un répertoire qui me plaît davantage). Et surtout, de compositeur : Britten était ma caution oui, bon, allons-y. Violoncelle et piano arrêtent de se conter fleurette à l’unisson ; ça se met à discuter-disputer, ça se course-poursuite dans les couloirs d’une maison-manoir, élégance et esprit, le toit qui goutte et la lune, le monde qu’on observe depuis une bibliothèque où l’on ne lit plus, un verre de whisky à la main, glaçons, goutte et goutte et zou.

Lieux retrouvés, de Thomas Adès : je ne connaissais pas du tout le compositeur, mais réveillée par Britten, ça me pique, ça intrigue ; violoncelle et piano s’entrecroisent, se coupent la parole pour mieux se souligner l’un l’autre ; il se passe quelque chose. Surtout, surtout, il y a ce passage pianissimo (violoncellissimo ?) perdu quelque part au milieu de la pièce : une présence re-surgie de nulle part qui s’attarde, s’amenuise, au bord de la disparition. Je ne sais pas pourquoi, je me retrouve instantanément dans le musée d’Ellis Island, les pièces du haut, grandes, blanches, avec leurs ruines entassées derrière les vitres, vitrines de grenier où l’Histoire s’est écrite et oubliée – d’où elle nous parvient encore, comme ce son ténu dont on ne sait plus s’il s’est tu ou s’il résonne encore, déjà, comme anticipation de la mémoire. Bizarrement, j’ai été moins attentive ensuite, comme si toute la pièce n’était qu’un écrin pour ce secret, ce trésor-là, retrouvé parce que perdu.

Gentlemen gangsters : rois du tweed, rois de la weed

Oui, c’est bien Michelle Dockery que vous voyez attablée à un dîner super posh, à côté d’un Matthew, mais nous ne sommes pas dans Downton Abbey. L’ex-fille de châtelaine est ici femme de gangster et, dans un nouveau genre, elle en jette toujours. Voyez plutôt :

Est-ce suffisant pour aller voir The Gentlemen ? J’aurais tendance à dire que oui, mais comme nous ne sommes pas au bout de nos réjouissances, creusons un peu. Rayon coïncidences et métalepse, on en a une autre de belle : l’inspecteur privé qui déroule le récit pour montrer qu’il a de quoi faire chanter le boss de son interlocuteur, Mickey Pearson, n’est autre que Hugh Grant… ex-Mickey Blue Eyes dans le film du même nom. Son personnage, toujours aussi à la rue, toujours aussi délicieux, s’appelle en outre Fletcher… comme dans Le Come-back (Music and Lyrics en VO). Vous ne me ferez pas croire que tout ceci est le fruit du hasard.

L’intervention de mon loser préféré est d’autant plus agréable que son personnage a l’amabilité de nous servir l’histoire sur un plateau, en décortiquant bien ce qui se passe entre qui et qui. Même que j’ai tout suivi ! Bon, je ne vous ferais pas un résumé, hein, faut pas spoiler de toutes façons, mais ça a marché, j’ai suivi et, l’esprit désencombré de chercher qui avait magouillé quoi, j’ai pu kiffer tranquille. Parce que The Gentlemen, c’est un film de gangster américain délocalisé en Angleterre sur les terres des gentlemen farmers. Avec un humour british de qualitay (cf. Hugh Grant). Et du tweed. Beaucoup de tweed.

Tweed, ça rime avec weed. Ici, on deale avec classe.
Et on boit son whiskey sur un canapé à motif écossais (forcément, quand on s’appelle *Mc*Conaughey)(américain, certes).
Le tweed, c’est la coutume locale, peu importe ton origine. Un motif pied-de-poule est toléré si tu n’as pas pas d’ancêtres écossais ou irlandais. (On devine en revanche que la nouvelle génération est prête à se rebeller à son pardessus uni, ooooooouh.)
Et même si t’es une kaïra (entraînée par Colin Farrell), tu portes un jogging imitation tweed. Parce qu’on a la classe intégrale ou qu’on ne l’a pas.

Huysmans à rebrousse-poil

Portrait de Montesquiou, par Boldini

Le musée d’Orsay a choisi la figure de Robert de Montesquiou pour l’affiche de son exposition sur Huysmans et, de suite on est dans l’ambiance : dandy, raffiné et décadent. On a la moustache qui frise de plaisir par anticipation : souvenirs, souvenirs, Melendili et moi avions lu À rebours pour nos TPE en terminale sur l’image de la femme dans l’art au tournant du siècle (on était des caricatures de nous-mêmes et ça nous allait très bien). Làs, le sous-titre aurait dû nous mettre la puce à l’oreille : de Degas à Grünewald (sous le regard d’un artiste contemporain qui s’est fait plaisir, Francesco Vezzoli), promesse d’éclectisme ou d’exhaustivité (des chefs-d’oeuvre pour tous les goûts !) se découvre aveu fourre-tout.

Huysmans sert moins de fil directeur que de prétexte : s’il a écrit sur un tableau, hop, c’est bon, ajouter au panier. L’exposition est franchement brouillonne, sans même parler des cartels police 12 imprimés en blanc sur gris dans une fonte avec des ligatures si fines qu’on soupçonne le commissaire d’exposition d’avoir pris conscience trop tard de son travail enthousiaste mais bâclé, et d’avoir voulu camoufler la chose. Au bout de cinq ou six cartels, on ne se demande plus si le propos est pertinent, mais si on devrait prendre rendez-vous chez l’orthoptiste.

Dommage, parce que les extraits de critique qui y sont reproduits sont croustillants. Rendus lisibles et mieux articulés, ils auraient rendus l’exposition passionnante. Petit extrait relevé par un visiteur plus assidu que je ne l’ai été, à propos de La Naissance de Vénus de Bouguereau :

La Naissance de Vénus, de William Bouguereau

« il a inventé la peinture gazeuse, la pièce soufflée. Ce n’est même plus de la porcelaine, c’est du léché flasque ; c’est je ne sais quoi, quelque chose comme de la chair molle de poulpe » « C’est exécuté comme pour des chromos de boites à dragées. »

La méchanceté est telle qu’elle se laisse lire comme de la mauvaise foi, et m’incite à trouver quelque argument à lui opposer. Alors que je ne me serais pas arrêtée devant La Naissance de Vénus, je me suis mise à voir la ligne de lumière le long de son corps – et je l’ai trouvée belle, un instant. L’instant suivant, évidemment, je me délectais à nouveau des phrases assassines.

Je ne connaissais pas le romancier comme critique d’art, mais il a manifestement fait Des Esseintes, le héros d’À rebours, à son image : ses détestations sont toujours vives et délectables… tandis que ses enthousiasmes, qui ont tôt fait de virer à la fascination monomanique, deviennent rapidement ennuyeux à lire. À ce compte, on serait presque déçu de retrouver, avec le sens de l’histoire, des tableaux qu’on a appris à aimer sans lui : la critique n’aide pas à renouveler notre regard. L’accord consensuel le cède à la complicité de qui a bitché de concert, et je me heurte de nouveau à ce constat : je parviens de moins en moins à voir les œuvres que j’aime. Je les reconnais et n’y co-nais plus : je ne sais plus laisser mon œil se promener à l’intérieur des toiles, parcourir et retrouver une composition, être saisi par une lumière ou une texture… le tableau d’emblée de donne et se retire comme une entité pleine et entière – un Degas, un Redon, l’affaire est classée.

Les Raboteurs de parquet, de Gustave Caillebotte
Même ce tableau n’y échappe pas totalement, alors que s’y superpose le souvenir de l’ancienne maison de mon père, une demeure bourgeoise de banlieue : dans ma chambre, à l’étage, le jour y entrait selon la même inclination, et la cheminée, hors d’usage, était presque située à l’endroit où on la devine dans le tableau, la bouteille posée sur l’avancée. La réminiscence est nouvelle ; je n’y avais jamais songé – indice que ce tableau, je l’ai vu, cette fois-ci aussi.

Tout juste se fait-on la remarque, avec Melendili, que les tableaux sont souvent plus vastes que leurs reproductions tronquées nous ont habitués à les visualiser : se souvenait-on qu’un journal traine sur une table à l’avant-plan de l’Absinthe de Degas, nous mettant à distance de ses protagonistes ?

Heureusement, quelques découvertes sont là pour raviver la curiosité et le sens esthétique. J’en retiendrai deux en particulier :

Dans un café, de Gustave Caillebotte

Ce Caillebotte, que je n’avais jamais croisé, a une présence singulière – la veste presque violette qui cependant ne jure pas avec les banquettes en velours – coloris apaisés par le cadre du miroir, aux dorures sans clinquant.

Galatée, de Gustave Moreau

L’autre, c’est non pas la Salomé de Moreau, comme je n’y attendais, mais sa Galatée. Impossible de trouver une reproduction qui rende le luisant sombre du décor, comme une laque noire où aurait poussé enchevêtrés et en relief un tas d’organismes vivants – si fantastique que j’ai mis un certain temps à remarquer la figure en arrière-plan.

Bref, il y a à boire et à manger dans cette exposition : on dirait un grand buffet ravitaillé dans le désordre ; pour goûter à tous ces mets raffinés, il faut accepter de déguster le salé au milieu du sucré, et des entrées à intervalles réguliers. Évidemment, les convives ont le palais un peu bousillé, mais ils n’osent protester, car au milieu de la table trône un plat auquel personne ne touchera mais que tout le monde attendait, cerise sur le gâteau : tortue et sa carapace incrustée de joyaux, sur coulis de velours. Francesco Vezzoli nous livre là une version littérale du délire de Des Esseintes (le héros du roman À rebours) qui décide de faire dorer et incruster de pierres précieuses la carapace d’une tortue vivante afin qu’en se déplaçant, elle moire ses tapis de reflets changeants. La pauvre ne survit pas longtemps, mais devient célèbre : comme chacune des lubies de Des Esseintes, celle-ci occupe bien un ou deux chapitres à elle toute seule. C’est ainsi un plaisir de nerd littérairs de la trouver matérialisée devant nous (un peu chiche en pierres vue sa taille imposante – c’est plus un format Galápagos que Caroline), même si, avec Melendili, on aurait bien donné dans la surenchère en la faisant se balader dans la salle…

La pluie et le beau temps avec toi

Je suis allée voir Les Enfants du temps à l’aveugle, simplement parce que j’avais aimé Your name, le précédent animé de Makoto Shinkai. En voyant la traduction anglaise au générique d’introduction, Weathering with you, je me suis aperçue que j’avais postulé un temps chronologique, non météorologique. Au générique de fin, je me suis rendue compte qu’on pouvait carrément passer de météorologique à climatique.

Il faut bien arriver aux trois quarts du film, pourtant, pour que la thématique s’impose en tant que telle ; on n’en a pas vraiment conscience auparavant, reléguée en arrière-plan comme dans les limbes de l’inconscient. C’est probablement ce qui fait des Enfants du temps une belle fable poétique, loin d’un film à thèse voire à charge. Le film baigne dans le fantastique (Hina se découvre le pouvoir de faire advenir le soleil d’une simple prière), avec tout ce que cela comporte d’ambiguïté et de doute (est-ce un don, Hina était-elle réellement une fille-soleil, ou est-ce un racontar de voyante ?). L’invention est joliement inscrite dans la tradition japonaise, avec l’invention de peintures pleines de dragons et de prophéties anciennes : faire la pluie et le beau temps a un prix, bien différent de celui qu’elle facture aux Tokyoïtes lassés de la pluie – une mort précoce. Tout ceci est amené subtilement, car bien loin des préoccupations de Hodaka, le héros à travers les yeux duquel on tombe amoureux d’Hina, un jeune garçon fugueur qui cherche un petit boulot pour pouvoir manger. Sans qu’on s’en rende compte, pourtant, le dilemme se met en place : sauver Hina ou le temps qui, suite à ses interventions, s’est déréglé et engloutit peu à peu Tokyo sous l’eau ? (Cela m’a fait un drôle d’effet de reconnaître la boucle routière du port de la ville, endroit sans intérêt où Palpatine m’avait trainée, et qui se part rétrospectivement d’une certaine magie, de se retrouver là dessinée.)

Soudain, le dérèglement climatique n’est plus une affaire de profit (même si les ados ont eu leur part de yens), mais de temporalité, de place où chercher la joie : dans la possibilité d’un avenir pour tous ou dans la proximité d’un être aimé qu’on se refuse à laisser partir, mais dont on ne pourra sécher les larmes sous la pluie incessante ? A différer le chagrin, on se met même à trouver un certain charme aux ruines, à Tokyo-Atlantide en devenir. A se rappeler qu’il s’agissait à l’origine d’une baie, que l’essentiel était sous l’eau il y a des centaines d’années de cela, on se cherche finalement moins des excuses qu’on ne se laisse envahir par le sentiment de la fin – celle qui nous attend comme individus, quoi que l’on fasse ou que l’on ne fasse pas pour ceux qui nous survivront. Ce n’est pas vraiment se décourager, baisser les bras ou se renfermer dans un égoïsme tel que le monde périra avec moi ; c’est avoir la conscience aiguë, soudain, de sa fragilité, et se laisser fasciner par le vertige de ce qui se découvre d’une beauté inédite d’être sur le point de disparaître.

Cette anti-apocalypse nous fait renouer avec le temps long, immense, inhumain, le temps d’un monde qui était là bien avant nous et nous survivra, avec d’autres formes de vie pour lesquelles nous n’aurons été qu’un maillon. Et la beauté alors, la fin même s’offre comme consolation. Si le monde que l’on a connu doit disparaître, on peut bien disparaître avec lui.

C’est quelque chose de cet ordre, que j’avais déjà éprouvé à la lecture de Saison brune, extraordinaire roman graphique qui détaille les mécanismes du réchauffement climatique et de nos réactions (ou absences de) historico-sociales mais aussi individuelles. Le panique naissante, d’abord mise en sourdine par l’apaisement que procure la compréhension rationnelle, s’était épanouie jusqu’à disparaître dans cette même brume, de calme après la tempête, d’être qui a compris qu’il allait mourir et décidé de vivre sans se débattre dans l’espoir, le sale espoir. Et c’est calme comme après la tempête, une tempête qui aurait presque tout emporté sur son passage et ne nous aurait plus laissé qu’une vague tristesse d’une immense beauté.

Et nous voilà bien loin d’où l’on pensait être mené, bien loin de la thématique que le film s’est gardé d’énoncer d’emblée, et au coeur du sujet, de l’homme en proie à sa mortalité, qui la voit reflétée dans un environnement qu’il a détruit en tentant de le maîtriser. Qui ne préférerait pas alors s’accrocher au parapluie jaune du petit frère d’Hina ? à toutes les histoires qu’on peut se raconter, à soi ou au cinéma ? et faire la pluie et le beau temps comme on fait l’amour, moi avec toi ?