Le Promeneur d’oiseau

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Un joli film pour citadins pressés : le promeneur d’oiseau éponyme est un grand-père qui entreprend un périple pour retourner dans son village natal, accompagnée par sa petite-fille, mal élevée, voire pas élevée du tout par ses parents homme et femme d’affaires qui l’occupent plus qu’ils ne s’en occupent. Évidemment, quand on fait attention à elle, la gamine finit par devenir beaucoup moins infernale et même par abandonner son iPad pour écouter son grand-père lui raconter l’histoire de sa vie – un vie un peu manquée mais vécue avec une sérénité qui gagne peu à peu le spectateur, à mesure que l’on s’éloigne de la ville pour pénétrer la Chine rurale. Malgré la splendeur architecturale du Pékin moderne, c’est dans la forêt de bambou que traverse le duo que l’on a envie de se perdre, pour écouter du Messiaen à l’état de nature et goûter aux bols de nouilles ou de riz que s’enfilent les villageois et qui font bien envie à huit heures du soir. La soirée s’est naturellement finie rue Sainte-Anne par un guydon goulument avalé, sans égard pour le mélange chinois-japonais.

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