Tentative d’épuisement d’une hyperactive

Dans les équivalences caloriques des magazines féminins, 10 minutes de Louise Lecavalier équivaudraient à 4h de natation ou une fondue savoyarde : à côté d’elle, un gamin hyperactif paraîtrait neurasthénique. C’est donc avant tout pour la performance que Palpatine et moi sommes allés nous perdre du côté du 104. So Blue, c’est une heure de mouvements effrénés dont une dizaine de minutes, peut-être, d’épilepsie chorégraphique où la stroboscopie musculaire leur donne, à elle et son Popeye d’acolyte, des airs de raveurs. Et puis, à l’opposé du spectre de la vitesse, se trouve un interminable poirier, qui finit par transformer les pieds en algues et les abdominaux en étranges branchies. Le tout manque de-ci de-là de liant chorégraphique, qu’on trouve surtout dans les passages en duo, mais la performance force l’admiration et, d’ahanements en T-shirt trempé, on redécouvre avec stupeur la résistance d’un corps qui trouve dans la fatigue son deuxième, troisième, énième souffle.

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