Donner du caviar aux cochons

Meliemeliie et Austin Kleon me faisaient envie ; j’ai fini par me lancer avec un vieil Harlequin en ruine trouvé dans la boîte à livres du quartier : j’ai caviardé. L’écriture est si cliché que c’est un plaisir à détourner.

Le lendemain, mes pages du jour ont appris de la vieille : j’ai poursuivi les traits de fin de paragraphe jusqu’au bout pour gagner en lisibilité. J’aime l’application, la tendresse presque, qu’il faut mettre pour couvrir les mots, surligner l’inessentiel. Il y a une forme d’ironie mais aussi d’hommage à prendre soin des mots que l’on évince, davantage que de ceux que l’on garde.

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