Mise en bouche

      Je ne peux tout de même pas passer sous silence mes vacances au Canada. Mais avant d’affronter le froid, je vous propose de prendre des forces avec la cuisine du coin. Dès qu’il s’agit de nourriture, je suis facilement multilangue. (Quand on est morfale, c’est pour la vie). A éviter de lire après les tardifs réveillons ou en cas de famine aiguë. Autant le dire tout de suite, c’est riche, gras et sucré.

      …Exception faite du début du repas… soupe ! Ca réchauffe le corps mais également l’ambiance, puisqu’on a eu le droit à une soupe à la grimace de la part de pas mal de personnes…

        Dans les plats, je ne vous cacherai pas mon faible pour la tourtière. Tourte à la viande. Bourratif mais excellent . Deuxième élément que vous vous devez d’aimer si vous avez l’intention d’émigrer ; la pomme de terre. Ceux qui ont fait un séjour en Angleterre sont parés. Elle survient même sournoisement au détour d’un pâté chinois. Késako ? Un hachis parmentier avec du maïs en plus… qu’ils mangent avec du ketchup. Mais pourquoi chinois, notre guide elle-même n’a pas été en mesure de nous donner la réponse.

        Passons à l’essentiel de tout repas, le dessert (toujours jeter un œil à la carte des desserts pour se ménager une grande petite place). La palme de l’écoeurant revient à la tarte au sucre, qui comme son nom l’indique, est saturée en sucre genre mon-caramel-est-devenu- un-gâteau. Je n’ai pas pu avaler deux bouchées, c’est dire. Sympathique également sur pas mal de dessert, la sauce au sucre, façon j’ai-fait-fondre-ma-tarte-au-sucre. Plus digérable pour les touristes est le pudding chômeur, nommé ainsi car il n’y a pas besoin de beaucoup d’ingrédients pour le réaliser. Le summum du délice – toujours pas synonyme de légèreté – était un gâteau au chocolat – c’est international, je crois…. Laissez-vous porter par la description : brownie au chocolat sauce fudge. Ca fait rêver, non ?   

       Mais le summum a été les déjeuners, que l’on nomme nous petit-déjeuner. En buffet à volonté (je propose une modification : le buffet à outrance) : salade de fruits, pancakes en alternance avec pain doré (du pain perdu où le pain a été remplacé par de la brioche –adeptes de Marie-Atoinette, à vos marques.. prêts…) , des haricots avec une sauce sucrée, du bacon croustillant –heureusement que je ne l’ai découvert que le dernier jour parce que sinon, je serais revenue avec quelques kilos superflus. Et les bagels (forme d’un donut’s mais c’est un genre de pain)… plus étouffe-chrétiens, tu meurres. . Surtout quand ils sont tartinés au peanut butter and jelly. La guide me regardait bizarrement… l’habitude américaine n’a pas du bien traverser la frontière.

          Bon, je vous libère, vous pouvez au choix aller rejeter ce surplus de nourriture ou vous précipiter sur le garde-manger. Je vous parlerai une autre fois des activités nécessaires pour digérer.

 

Chat intéresse personne

Questionnaire qui me vient de Fleur :

7 choses que vous voulez faire avant de mourir
– vivre
– publier un livre
– DANSER dans une compagnie professionnelle
– devenir sage, au sens de qui a des quantités de connaissances
– LIRE des bibliothèques entières
– me dé scotcher de mon ordinateur
– des tas de choses sans importance

7 choses que vous faites bien
– m’empiffrer, me goinfrer, dévorer et tout autre action qui consiste à avaler de la nourriture (sucrée de préférence)
– râler
– faire marcher le scanner
– danser
– la calligraphie
– être orgueilleuse en usant de fausse modestie
– ranger mes livres par collections et ordre alphabétique d’auteur alors que ma chambre est dans un bordel inimaginable. / dans le même ordre d’idée, il y a passer des heures dans une librairie pour finalement ne rien prendre parce que j’ai quantité de bouquins obligatoires et casse-pieds enrichissants à lire.

7 choses que vous ne pouvez / savez pas faire
– mon lit
– ranger ma chambre
– ne pas abuser de certains signes (…[-] …)
– jouer aux tarots – mais ça me manque assez peu.
– regarder le foot
– résister à la tentation de faire autre chose que mes devoirs
– les meringues

7 choses qui vous attirent le plus dans le sexe opposé
– un charme qui ne s’explique pas
– le regard (pas les yeux)
– la sympathie –je sais, ce n’est pas d’une folle originalité
– tout ce qui marque la distinction avec l’homme Leader price (demander à Marion pour plus de précision mais ce spécimen est globalement caractérisé par un rire gras, une mentalité infantile proche du néant et un déodorant qui cocotte) et Cassegrain (je signe mon arrêt de mort).
– l’humour
– la capacité à me supporter
– le sourire

7 choses qui vous attirent chez le même sexe
– l’autodérision et la vivacité d’esprit
– la sympathie et la capacité à ma supporter
– les fous rires quand ça ne tourne pas aux giggles
– être sur la même longueur d’onde => trips et délires idiots
– la franchise
– le respect de l’amitié
– le partage de certains centres d’intérêts ou d’une manière de penser. (oui, ça m’arrive)

7 choses que vous dites souvent
– j’ai faim
– j’ai froid aux mains
– oh non, j’en ai marre, j’ai pas envie de faire… (complétez avec le nom de la matière)
– oh my Gosh
– let’s go
– come on’
– grouille/active (tous les jours avant la cantine)

7 béguins pour des célébrités
– tous les danseurs/seuses : Gillot, Le Riche, Guillem, Lacarra, Sahkarova, Saint-Sauveur, Roman, Romoli, Romberg, Abbagnato, Pech, Dupont
– Béjart, Malandin
– actrices : Julia Roberts, Emma Watson (je suis gamine, et alors ?)
– Daniel Pennac
– Anna Gavalda, Marc Lévy, JK Rowling
– The Rasmus
– les écrits de Fleur et les dessins d’ Ephreet – ils ne sont pas célèbres ? faites les connaître !

7 personnes à qui vous allez passer le relais
– Masha Marion
– Iona
– G. Mike
– Le poulet fou (là, pas besoin d’appareil numérique !)
– La belette
– Dre

Il en manque un mais croyez-vous que j’ai autant d’amis pour en trouver 7 qui n’aient pas déjà répondu à ce quizz ?

Le lac des cygnes de Matthew Bourne au théâtre du Mogador

(Pour une vraie critique (pas la mienne donc), c’est par ici.)

          Il faut oublier toute idée préconçue avant d’aller voir ce spectacle. Ou les garder en mémoire comme des poncifs à détourner. On ne va pas voir le ballet Le lac des cygnes mais le spectacle Swan Lake de Matthew Bourne. Rien à voir, ce que nous suggère d’emblée le côté marketing de l’affaire avec dès l’entrée la vente de T-shirts, tops DVD et que sais-je encore. Le spectacle mêle danse classique, contemporaine, comédie, music-hall et comédie musicale, le tout avec une bonne dose d’humour et d’idées loufoques très réussies. Le limiter à la photo des cygnes figurant sur l’affiche serait louper la richesse du spectacle.

         Intro
Je prends place dans la corbeille, d’on l’on a une assez bonne vue. Par chance, le champ est libre devant nous et l’ouvreuse nous fait signe (non, pas cygne !) quelques secondes avant le début de nous avancer. On se retrouve en plein milieu. Voilà qui commence bien. L’introduction éclate, rideau fermé, la musique nous plonge dans l’univers de Tchaïkovski. Autant le dire dès à présent avant que je n’oublie. La musique était superbe, par elle-même certes oui puisqu’il s’agit d’un chef-d’œuvre, mais elle était particulièrement bien rendue par les musiciens et la chef d’orchestre (plutôt rare, une femme, non ?). C’est la première fois que je remarque la musique. D’habitude, cela semble couler de source, la musique jaillit, les danseurs se meuvent par-dessus. Mais là, la musique prend un véritable relief. Bravo aux musiciens, en un mot.

         Acte I
Le rideau -orné d’un cygne en plein vol- se lève. Au milieu de la scène, un lit immense, orné d’une énorme couronne typically British. Le prince ouvre les yeux, d’une mimique très véridique et le ballet de la cour commence. Les femmes de chambre et les majordomes défilent. C’est ordonné mais incessant, part en toutes directions. A peine réveillé le prince est saisi, pomponné habillé de tous côtés et prêt avant que la journée n’est véritablement démarrée. Vite rejoint par la reine, le protocole commence. Pas de danse à proprement parler mais un ballet incessant, une mise en scène bien construite. Le lit se retourne et devient par l’habileté du décorateur une tribune d’où les deux membres de la famille royale font signe à leurs admirateurs. Jeu de scène amusant des groupies royales qui se déplacent avec la corde rouge qui marque habituellement les fils d’attente. Sortes de soldats également. Les deux descendant et la cérémonie continue. La reine tire sur une bouteille-corde, des banderoles ornées de la couronne se déroulent sur le Hourra, bien anglais des marin’s. Re-saluts. Amusement du prince qui s’endort et désynchronise les petits mouvements de main. Puis apparaît la starlette, future princesse. Habillée de rose dans une robe courte et bouffante, perlée elle est à l’opposé de la retenue qu’impose l’étiquette. Elle plaît au prince mais pour la reine, c’est niet. La reine va tout de même se laisser fléchir et la jeune pimbêche donne lieu à toutes sortes de situations comiques à la scène suivante. La reine mère et la princesse starlette sont à l’opéra. Le décor très habilement conçu permet de voir, côté jardin le ballet auquel

elles assistent et leur loge, côté cour. Le ballet est décapé et fait l’objet d’une satire burlesque. Amusant même s’il fait un peu grincer les dents et ne contribue pas à ôter ce préjugé sur la danse classique. Histoire de princesse les pieds flexs, environnée de papillons mièvres. Bûcheron bien lourdaud qui se ramène. Jeu de scène d’une délicatesse absolu- j’aime quand la princesse part sur la pointe des pieds en étant aussi légère qu’un éléphant. Le début du manège du bûcher n’est pas mal non plus, avec la tête qui tourne en tous sens. Explosion retentit (ça me fait penser à la chorégraphie Papillon où Emma Livry perdit la vie, son costume ayant pris feu) mais apparaissent des trolls- arbres qui effraient la chaste et pure princesse par un comportement obscène. I’m shocked ! My Godness ! Le spectacle est plus réjouissant côté cour avec la loge royale. La starlette rose –bonbon ne cesse de commettre des impairs. Avance sa chaise de manière à ce que tout le théâtre en profite ; cherche à comprendre l’histoire, pourtant simplette en tournant le livret comme un enfant son livre d’images. Fait retentir son téléphone portable – un moment de flottement dans la salle – et arrête la musique pour finalement faire tomber son sac du soir doré sur scène. Mimique de la reine successivement outrée, exaspérée, indignée et désespérée.

La scène suivante nous sort du comique. Nous sommes dans les appartements du prince qui, seul, face à son miroir boit. La reine, en logue robe blanche survient, demande ce que cela signifie. Le prince, d’abord malheureux devient fou, il violente sa mère, la soulève, la brutalise jusqu’à ce qu’abattu, il finisse par la laisser s’échapper. La dépravation du prince continue scène suivante au Swank (drank ?) bar. Mélange de marins homosexuels, de starlettes, de prostituées en porte-jartelle et d’un danseur disco, pantalon orange et perruque choucroute sur la tête. Le prince essaie d’attirer sa starlette mais ne réussit qu’à se faire expulser du bar après quelques danses endiablées dans le plus pur style du music-hall. Rejeté, il assiste à la sortie successive de tous les danseurs qui tiennent plus ou moins debout. Mal dans sa peau, seul sur le trottoir, le prince nous offre les premiers moments de véritable danse avec de beaux sauts parfois terminés en une chute au sol (je ne peux m’empêcher de penser aux bleus qu’il a du se payer en répétition). Le secrétaire particulier qui veille au grain sort lui aussi du bar et le prince se cache sous son manteau pour passer inaperçu. Il n’échappe cependant pas à un paparazzi. 

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             L’acte II se passe de nuit dans un parc publique. La lune en arrière plan, ronde et blanche nous renvoie au mythe du loup-garou et suggère le temps de la métamorphose (mais non, mais non, je ne suis pas obsédée par Ovide tsk !). Les barrières surmontées de pics suggèrent cet univers de château hanté tout en évoquant un peu un cimetière. Lieu étrange donc, pour un acte qui ne l’est pas moins. Seul sur un banc, le prince récupère un papier dans une poubelle, griffonne quelques mots qu’il accroche au réverbère puis semble vouloir en finir en se jetant dans le lac (un prince digne de ce nom ne devrait-il pas savoir nager ?). Mais un cygne immense apparaît et l’en empêche. Le banc glisse vers les coulisses pour laiss
er le champ libre au corps de ballet masculin, tous devenus cygnes. Epatant, à l’exception du cygne principal contre lequel j’ai quelques réticences que j’expose rapidement pour en revenir à la délicieuse chorégraphie : devrait faire quelques abdos pour se débarrasser d’un capiton grassouillet sur le ventre et s’épiler par la même occasion car le rendu visuel n’est pas des plus heureux. Enfin, pour ne pas faire oublier ses magnifiques bras, il devrait penser à tenir ses équilibres (le pied qui oscille n’est excusable que chez les demoiselles qui ont les pointes au pied) et accessoirement tendre ses pointes de pieds qui cassent totalement la ligne du corps.

Tous les cygnes sont vêtus de curieux bermudas de poil (la description porte à rire, mais c’est vraiment pas mal). Les mouvements évoquent bien l’animal même si l’interprétation est plus fondée sur la puissance et la force de l’animal que sa grâce éthérée.  «  Matthew Bourne : « L’idée d’un cygne masculin est tout à fait logique pour moi : la force, la beauté, l’envergure des ailes de ces oiseaux me rappelle la musculature d’un danseur beaucoup plus qu’une ballerine en tutu blanc. La ballerine réussit à suggérer la beauté sereine de l’oiseau qui glisse sur l’eau mais l’une de ces images que nous avons étudiées durant les répétitions était un film au ralenti d’un cygne qui attaquait un petit bateau de pêche (pour protéger ses petits je crois) et c’était terrifiant. Nous voulions exprimer le côté plus violent des cygnes. » En effet, force, violence, fougue mais aussi beauté se dégage de leur danse, composée de nombreux sauts impressionnants. « Je voulais […] tenter de créer quelque chose de beau et de lyrique pour les danseurs tout en laissant leur virilité absolument intacte. Je voulais aussi que les scènes où figurent les cygnes soient chargées de sexualité, de sensualité et d’audace. » Pari tenu. J’ai particulièrement aimé de passage des « quatre petits cygnes » dont certains temps sont scandés avec les pieds (nus).

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La classe ! particulièrement pour le brun qui dansait côté jardin et que je n’ai pas réussi à localiser sur le programme. Il faut dire qu’ils sont assez méconnaissable avec la couche de blanc qu’ils ont sur la tête et cette bande noire en haut du front, maquillage très bien trouvé puisqu’il faut ressortir les yeux et leur donne un aspect sombre, dangereux. Beau moment aussi où les cygnes de face font les sauts de chats avec des ondulations de bras comme s’ils nageaient puis de dos, penchés en avant écartent leurs mains jointes puis ondulent puissamment des bras. Wa-oh ! Dernier mouvement, la main qui s’incline en avant puis en arrière sur la musique dont la résonance a été supprimée. Bel effet. Le prince entre peu à peu dans cet univers, se mêle aux cygnes, jusqu’au duo avec le cygne principal. Lorsqu’ils disparaissent, il reste avec un sourire de béatitude, comme s’il avait rencontré quelqu’un qui le comprenait, un univers idéal auquel il essaie d’accéder.

Entracte

           Acte III
Un grand rideau côté cour et l’entrée de la famille royale et des stars avec bien entendu, les fans qui y assistent. Les femmes, toutes en tenues de soirée noires pailletées se retrouvent à l’intérieur du palais, en compagnie de leur cavalier. Sur les côtés, des tables rondes, au fond, un balcon et au mur deux grandes torches tenues par des mains dorées.

Le bal s’ouvre. Virevolte dans tous les sens, bien gentiment, jusqu’à l’arrivée du cygne, relooké en pantalon et veste de cuir, genre mauvais garçon, sui se met vite à jouer la carte de la provocation. Il séduit toutes les femmes les unes après les autres, ce qui donne lieu à de magnifiques portés. Puis il les admire allongé à l’avant-scène dans une position mi-lascive mi-provocative. L’atmosphère s’échauffe, le cygne séduit aussi la reine, qui ma foi ne dit pas non. Bien que la caresse sur toute la longueur du bras ne soit pas le baisemain type, elle ne s’offusque pas. L’atmosphère devient carrément endiablée avec l’une des danseuses qui monte sur la table, devant le cygne. Son cavalier voit rouge, tapote sur l’épaule du cygne puis se recule quand se dernier se retourne et le toise de toute sa hauteur. Le cavalier s’adresse directement à sa danseuse et finit par taper du pied pour qu’elle descende, ce qui n’a pas vraiment l’air de l’émouvoir. Après –ou avant ?- les couples, les danses d’ensemble dans un style très espagnol avec claquement de mains, déhanchés et sauts enthousiastes. Je me demande un instant à quoi correspond ce passage dans le Lac, n’ayant pas en mémoire une quelconque danse espagnole, surtout à ce moment, et réalise que c’est la musique des 32 fouettés. Olé ! L’homme cygne, reprenant son caractère sauvage en même temps que sa bande noire sur le front fait des avances au prince, déchiré entre son amour pour lui et sa peur du ridicule. Ses mouvements saccadés et repliés sur lui-même traduisent très bien son malaise. Pas de deux fait d’attirance répulsion. Le prince finit par être rejeté, et à terre, il est la risée de l’ensemble des danseurs du bal, faisant cercle autour de lui. Il s’enfuit dès que possible. Il revient plus tard, un pistolet à la main avec lequel il menace le cygne et tous les invités. Le majordome, qui veille au grain, réplique immédiatement en le mettant en joute avec un autre pistolet. La starlette amoureuse s’interpose et dans la confusion, c’est elle qui est tuée. Le prince est emmené.

           Acte IV
On le retrouve  dans son lit mais l’on comprend vite qu’il se trouve dans un hôpital psychiatrique. Le médecin entre en blouse blanche, suivi de la mère puis d’une armée d’infirmière. La lumière donne lieu à un magnifique jeu d’ombres qui se projettent sur le mur blanc et créent des géants effrayants, à l’image de ce que représentent pour le prince leur personnage qui viennent d’entrer. Le prince a l’air traumatisé, ses mouvements suggèrent la folie ou du moins une nervosité poussée à son comble.
Alors qu’il est dans son lit, trois cygnes surgissent d’en dessous. Un incessant va et vient se met en place, jusqu’à l’apparition du cygne principal qui surgit de l’intérieur du lit ( !). Il témoigne à nouveau son amour pour le prince. Mais les autres cygnes supportent mal cette relation et attaquent sans pitié. (Peut-être les cris d’animaux féroces étaient-ils de trop, les mouvements traduisant on ne peut mieux la férocité des cygnes.) Le cygne protège le prince, qui paraît bien fragile derrière lui, mais les cygnes grimpent tous sur le lit, les envahissent et finissent par les séparer. Le prince est malmené, sur le point d’être sauvé puis à nouveau encerclé, piétiné, pincé, giflé avec une violence incroyable. Le cygne le retrouve mort, soulève avec sa tête le bras qui retombe comme un objet sans vie. Il le porte dans son lit et disparaît. Sa mère la reine le retrouve gisant sans dessus dessous dans son lit et se lamente sur le corps de son fils tandis qu’apparaît à la fenêtre surplombant le lit, le cygne avec, enroulé dans ses bras, le prince comme si leur amour devait survivre à la mort.

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Rideau et aplause aplause aplause….

En résumé, un spectacle réussi, « expressif », drôle même s’il mériterait un peu plus de technique de la part du cygne pour être mis en valeur.