Soirée Roland Petit – Carmen

Les soirées de plusieurs ballets s’organisent toujours de façon crescendo. Le clou du spectacle, très attendu, était Carmen. Ce ballet est tout simplement génial.

Le premier tableau introduit les personnages : la bonne humeur des cigarières aux cheveux crêpés est interrompue par une dispute. Carmen et une cigarière en viennent aux mains si bien qu’on alerte Don José, qui est fasciné par la beauté de la rebelle. Carmen s’enfuit, poursuivie par Don José.

Le deuxième tableau se déroule dans une taverne où brigands et filles de mauvaises mœurs se côtoient dans la plus grande allégresse. Le rideau rouge et les lampions suspendus au dessus de la scène créent une ambiance chaleureuse, renforcée par le ballet des chaises. Don José survient et aborde Carmen. Alexis Renaud et Martin Chaix en chefs des brigands font sourire par leurs mimes et dynamisent par leur danse (surtout celui avec la perruque orange – lequel des deux?). Ils délestent Don José de sa bourse avant qu’il enlève Carmen sous la chorale des bandits de c(h)oeur : L’amour – est- enf-ant – de –Bo-hême — qui-n’a jamais – ja-mais – connu – de – loi…  Le tout ponctué par des mouvements de bras des plus expressifs.

Le troisième tableau illustre l’amour entre Carmen et Don José, interrompu par les chefs des brigands qui débarquent dans la chambre pour reprendre Carmen. Bien entendu, Don José ne peut que les suivre.

Le quatrième tableau est plus sombre, au propre comme au figuré. Caché derrière une charrette, les trois chefs brigands et Carmen attendent le meurtre que doit commettre Don José pour prouver son amour. Amour qui n’est malheureusement pas réciproque puisque la (re)belle s’enfuit avec les richesses de l’infortuné voyageur.

Le cinquième et dernier tableau a lieu à l’entrée des arènes. La joyeuse bande s’amuse en attendant l’arrivée des matadors. Dorothée Gilbert est une “brigande” provocante, sûre d’elle et séduisante. La volonté de son personnage se traduit par une technique irréprochable, pleine d’entrain et très assurée, à l’exemple de ses fouettés. Un toréador fait la cour à Carmen, qui, après son entrée dans l’arène est rattrapée par Don José. Il exige des explications qui, bien entendu, lui sont refusées. Don José et Carmen s’affronte alors, tandis que le combat avec le taureau fait rage dans l’arène. Tel le taureau, Carmen défie Don José et se retrouve poignardée. Le désespoir de l’homme est rendu plus criant encore par les chapeaux que les brigands ont lancé pour saluer la victoire du toréador. 
Le corps de ballet était au meilleur de sa forme.  José Martinez est un Don José plein de classe et de style. Il se fait séduisant pour Carmen, hésitant devant le crime à commettre puis fou de douleur lorsqu’il prend le cadavre de sa maîtresse dans ses bras. Ebouriffant.
Mais malgré le talent de Martinez, la star incontestable de la soirée était Lucia Lacarra, qui se produisait en artiste invitée. Elle a un corps merveilleux qu’on dirait sculpté pour la danse. Des bras longs et expressifs, un coup de pied très cambré qui prolonge des jambes fines et interminables, encore mises en valeur par le costume échancré de Carmen. Mais Lucia Lacarra n’est pas une poupée au sourire éclatant. Elle est une véritable interprète qui irradie la scène. Une présence, comme on dit. Cachez- la parmi le corps de ballet, on ne remarque qu’elle… Parfaitement calée sur son personnage, elle se fait tour à tour provocante, séduisante, lascive, défiante et rebelle. Sa performance a été reconnue par le public, qui l’a comblée d’une salve d’applaudissements à la mesure de on talent. Les mains étaient bien rouges à la sortie… l’effet des rappels ! Il faut dire que Lucia Lacarra salue d’une telle façon qu’on a envie de toujours frapper dans ses mains : la prima ballerina absoluta ouvre un bras, puis l’autre, les ramène sur son coeur comme pour dire qu’elle est touchée puis se prosterne.
Une telle soirée donne envie de danser… et Lacarra est si heureuse en scène! Je n’ai pas pu m’empêcher de faire quelques grands jetés en allant chercher la voiture au parking de la place Vendôme.

 

Citius, altius, fortius… Relax… Alea jacta est

Oulala ! Quel déferlement de notes sur les JO ! Ne pas avoir les JO n’est pas la fin du monde, je vous assure. On vit très bien sans, si, si. Mieux même : pensez aux heures d’embouteillage que l’on évite, à l’asphyxie par tourisme et à la saturation des chaînes télé (d’accord, ce n’est pas forcément mieux le reste du temps, mais la diversité sauve de l’ennui ) !  Et, comme le fait remarquer (de façon… subversive) Daru, où est passé le sentiment d’union européenne ? On a les JO à portée d’Eurostar sans les inconvénients… que demande le peuple ? Il ne faut pas oublier l’esprit initial de la compétition : L’important, c’est de participer, pas de gagner.” Coubertin dixit.

Révisions…

Les révisions ont commençé. J’aurais du mal à dire que je suis vraiment motivée. Donc, au lieu de raisonner avec Rousseau sur la propriété privée et ses méfaits, j’ai ressorti mes gribouillages en marges des cours. Sur un brouillon de dissertation ( en quoi le travail du biographe s’apparente-t-il à celui de l’historien?), j’ai relevé quelques souris…


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