Phonétique et tac

Le titre est un peu mensonger, je vous l’accorde, puisque vous ne croiserez aucun écureuil – tout au plus les souris de Cendrillon. Elles figurent en note dans mon cours de phonétique, pas même au crayon à papier : c’est que leur voix a été obtenue en parlant à travers de l’hélium, et qu’elles constituent à ce titre un fort bon exemple de la variabilité de la parole en fonction du milieu – ou comment expédier la partie physique de la définition d’un « son de parole ». La prof devait avoir senti la corde sensible vibrer, car elle a repris le filon des dessins animés avec les bouches hurlantes des toons, pour rectifier une croyance courante : l’espèce de cloche qui pend au-dessus de la langue n’est pas la glotte, mais l’uvula ou la luette ; la glotte, c’est l’espace entre les plis vocaux, ce n’est donc, à proprement parler, rien. Dingue, non ?
On apprend de ces trucs en phonétique… J’hésite entre y voir un domaine d’étude passionnant pour peu qu’on s’y penche sérieusement ou un des ces spécialisations à outrance qui en deviennent stériles. Vu comme je présente les choses, je doute qu’on accorde même une seconde de crédit à la première hypothèse.

Et pourtant, c’est assez éclairant sur les difficultés qu’on a pu rencontrer dans l’apprentissage des langues : toutes n’ont pas les mêmes phonèmes (sons qui permettent de discriminer le sens, comme entre lu et lit, par exemple), et notre langue maternelle joue le rôle de filtre phonologique, ne permettant pas d’entendre la différence entre deux sons qui ne sont pas des phonèmes dans notre langue (mais des allophones, id est des variantes, un peu comme la prononciation de « rose » dans le Nord ou dans le Sud : on y entend un accent, mais cela ne change pas le sens). This explains « this », le « th » anglais est rangé dans le casier français soit avec le « t » soit avec le « d » avec autant d’aisance qu’un môme de deux ans qui essaye de faire rentrer le cube dans l’encoche du cercle (la quadrature du cercle nous concerne bien plus tôt qu’on ne l’imagine).

J’y ai également retrouvé mes vieux problèmes d’accent en français. Je ne les ai jamais entendus : bien sûr, s’ils sont très proches, comme dans « élève » (ma référence), je devine une vague différence. Mais elle s’évanouit immédiatement après l’écoute, je ne perçois pas les accents en eux-mêmes mais la variation de l’un à l’autre. Autant vous dire que les dictées de mots inconnus plein d’accents étaient un cauchemar, auquel ma bonne mémoire visuelle fournissait le seul remède possible (je photographie le mot, et vois graphiquement s’il y a un déséquilibre). J’entends encore moins la différence entre un « brin » d’herbe et un garçon « brun » ou entre « ceux » et « sœur », sans parler de celle qu’il est censé y avoir entre « épais » et « épée ». Quoique cette dernière confusion tendrait à se généraliser ; je me sens moins seule. Du coup, je suis davantage aidée par la théorie que la pratique ne m’aide à retenir le cours. Puisque le « u » de brun est une voyelle arrondie, alors si je sens mes lèvres aller vers l’avant en pensant que je dis un « brin d’herbe », c’est que celle-ci a été cramée par le soleil ; inversement, si je sens mes lettres étirées un décrivant un garçon « brun », c’est que le gars est épais comme une allumette. Idem pour les différences déterminées par la place de la langue : « bas les pattes » est en avant, mais si je crie (en) arrière, alors je brandis le rouleau à étaler la « pâte » brisée (parce que c’est meilleur que la feuilletée). Je me fais mes propres séances d’orthophoniste, en somme.

Evidemment, mon amusement ne s’étend pas jusqu’aux spectrogrammes pleins de traits noirs et de forman dont je n’ai pas bien compris ce dont il s’agissait à part que ça n’avait aucune raison de m’évoquer du froment comme dans les galettes du même nom. Je vous épargne aussi les transcriptions cabalistiques que je n’ai jamais su déchiffrer dans mon dictionnaire d’anglais alors que cela aurait pu être fort utile. Celles précisément qu’on faisait semblant de connaître dans nos explications de texte en français en notant des allitérations en [r] ou des assonances en [a], alors que c’était sûrement des assonances en /a/ (phonèmes) qui n’avaient pas forcément des réalisations en [a] (allophones). Vous ne comprenez plus rien ? Je vous adore. Il ne faut pas se plonger dedans trop tôt au risque de devenir pédant : les fricatives dans le seul vers de Racine qui restera comme exemple d’harmonie imitative quand on aura oublié le nom de toutes ses pièces, passe encore, mais vous vous voyez dire que dans un « murmure » que vous avez affaire à des occlusives nasales bilabiales ?

Vous commencez à comprendre pourquoi je suis absolument sincère quand je dis que je déteste la phonétique ? En début de cours je suis plutôt enthousiaste et passé la première demie-heure, je ne comprends plus rien, et un instant de lucidité me fait parvenir un flash-info terrifiant : nous ne sommes que des échos de sorbonnards dont les thèses seront rangées dans la bibliothèque de Pantagruel entre le Majoris, De modo faciendi boudinos et La Cornemuse des Prelatz. Je déteste la phonétique, même si j’entrevois qu’on peut y trouver un intérêt. Je la déteste surtout si je me prends sur le fait de trouver cela intéressant. Je dois la déteser, vous comprenez, c’est une question de survie. Pas de vie ou de mort, c’est certain, mais de survie : il s’agit de préserver l’illusion que mon amour proclamé des lettres ne verse pas dans le babillage ridicule d’une spécialisation aussi outrée que stérile. Si je déteste la phonétique, les lettres ont encore une chance d’être un monde vivant où se découvrent des territoires inexplorés de l’existence. Si je trouve un intérêt à la phonétique, à ses étages de forman et à la grammaire de langues parlées par deux péquenots en Papouasie du Sud au XVIème siècle (petite pensée émue pour Mimi), alors je suis foutue, je suis déjà en train de me dessécher dans mon herbier et quand un curieux novice me trouvera entre les pages d’un gros ouvrage critique (l’essor de la presse), je le ferai autant rire que les personnages fleur bleue des Arlequins. Peut-être même plus : entre la naïve et la névrosée, la seconde est plus ridicule de ne pas même éveiller la compassion qu’on peut avoir pour l’autre.

J’ai pleinement conscience du réduit dans lequel je suis en train de rentrer en me contorsionnant les méninges pour ne pas le trouver étroit. A moins que. Je me moque de Mimi, mais je n’en admire pas moins sa capacité de réflexion. Qu’on me comprenne bien : je ne me moque pas de l’homme et de ses manies tout en admirant l’intellectuel en lui (éventuellement pour la tortue, mais ça le rendait attachant – à l’imparfait, oui, bien vivant, mais mort en tant que mon professeur), ce serait trop simple. Je ris de l’intellectuel que j’admire. Reste à savoir si je suis prise au piège d’un paradoxe terminal ou si je sème ainsi les agélastes.

A ce point, l’entendement est largué, vous permettrez à ma pauvre raison de postuler la seconde hypothèse, et de vous mettre en lien l’article de Mimi, aussi drôle que terrifiant – à moins que ce ne soit drôle parce que terrifiant, ou terrifiant bien que drôle (et ça recommence).

Sur les rails (de quoi, ça reste à voir – ou à fumer)

« Ce train est arrêté en direction de Saint-Quentin en Yvelines. »

Je ne sais pas si la littérature commence par une distorsion du langage, mais, assurément, toute distorsion n’est pas littéraire, la sncf est là pour nous le rappeler. L’arrêt vers une destination… il faut croire que le train est planté là comme une stèle musulmane orientée vers la Mecque. Enfin, on a de la chance, on peut en conclure que le train est sur les rails, et dans le bon sens (celui dont manque parfois le personnel).

Cela m’a rappelé l’annonce d’un retard du à « la présence de personne dans les voies ». Incrustées en mosaïque dans les rails, les restes d’un « accident de personne » ? Non, non, une manifestation ou quelque zigoto dans le passage. Circulez, y’a rien à voir.

Mannequins avachies : marques à vau-l’eau

La posture voûtée des mannequins ne va pas en s’arrangeant. Elles ne tiennent même plus debout et s’affalent – et pas de tout leur long, sauf chez Longchamp.

 

C’est la crise, sûrement. On ne trouve pourtant pas grand-chose de nerveux dans les postures de rentrée, déjà croulantes comme de vieux camemberts. Quand il s’agit d’IKKS, on veut bien comprendre : la ratp a revu la courbe de ses fauteuils à la baisse, façon ado mou et renfrogné qui, tout à sa console de jeux (enfin, au portable qui en tient lieu), glisse jusqu’à envahir votre espace vital de ses genoux, promus au niveau de sa tête. Il faut que le client puisse se reconnaître, alors on fait faire la poupée de son au mannequin en la posant sur une caisse en carton – emballé, c’est pesé.

Qu’on ne vienne pas prétexter les mêmes causes pour les grands couturiers (même si dans les faits, ce sont surtout les mannequins qui sont grands) : la clientèle de Max Mara et de Valentino n’est pas particulièrement visible dans les transports en communs (j’en connais un qui va protester, mais je n’ai pas parlé de Kenzo ni de Givenchy, Versace et d’autres encore, alors pas question de broncher). Ici on est avachie comme on est à Megève, c’est une question de mode. Que la publicité montre le vêtement ? On écarte le problème avec les cuisses.

Valentino a plus d’un mauvais tour dans son cabas, c’est ainsi, et on ne montre pas Longchamp du doigt en disant que c’est lui qui a commencé : menteur copieur. Qui, malgré toute la noirceur plombante, fait pâle figure auprès de l’original (qui lui a refermé les cuisses le dossier).

 

Non, l’intimidation ne fonctionne pas. A peine voit-on rouge.

 

 

On n’a pas forcément l’air plus aimable ni plus farouche chez Max Mara, mais on n’a pas l’air d’une brute qui ne s’est pas lavé les cheveux depuis quinze jours. Le bénéfice du doute leur sera accordé : les coutures de leurs pantalons sont impeccables, garanties jusqu’au grand écart ; nous en informer est louable (quoique vu les prix, c’est un dû, m’enfin).

Les jambes nues, on les croise ; la publicité se fait sous le manteau. Mais on ne se redresse pas, ça c’est bon pour les voleurs de sac – pas tou-che-euh !

 

La position frontale a ici plus de sens que chez les saintes Valentina, déjà au tapin tapis lorsqu’elles lancent leur regard de défi. Elle est encore habillée, et délicieusement, encore. La position de la main droite est douteuse, ou plutôt, elle ne l’est pas du tout, à en juger par la suite.

Aucun problème de coordination, elle ne tâchait pas d’attraper le bord de sa veste. Ce qui évite que la marque s’en prenne une, et l’éloigne de toute possible vulgarité (encore qu’on puisse y tomber par la description, rien de tel dans l’image elle-même), c’est la main de fer hors du gant de velours – de cuir, vous chipotez. Toujours est-il qu’elle le froisse et que cela vaut avertissement : interdiction à toute vieille peau étrangère de toucher, quand bien même on voudrait faire rimer position affalée avec lascivité.

Provoquant parce que suscitant et interdisant tout à la fois, un peu comme l’Olympia de Manet – mais l’élégance exclut la prostituée, alors on remonte à la source qui prend la main de la Vénus d’Urbino, de Titien.  La marque se défend bien. Ne pas toucher mais voir : regardez bien ce magnifique ensemble Max Mara, regardez comme est ajustée la jupe, regardez la coupe de la veste, jusqu’à sentir l’épaisseur du tissu, regardez – mais vous ne toucherez pas à ces articles hors de prix : le luxe est sauf. La haute couture joue de sa position de grande visibilité, qui implique du même coup inaccessibilité.

Le risque de vulgarité donné d’une main est repris de l’autre, et ce geste retient finalement bien plus l’attention que les autres photos de la campagne – si renversante le mannequin soit-elle (ou ses cheveux, peut-être).

 

 

Tant que je suis dans les rapprochements noués par les cheveux, une réminiscence face à une dernière publicité, celle de Marion Cotillard pour Dior.

 

 

On la voit de dos, ou plutôt on ne la voit pas – seulement le décolleté du dos, sublime, et la tête reste dans l’ombre. De même que dans la Venus à son miroir de Vélasquez, le visage ne nous est donné que dans le miroir, comme si la beauté ne pouvait être qu’une image, une composition nécessitant un cadrage et donc une subjectivité.

 

Dior ne nous conduira pas à nous interroger pour savoir s’il y a mise en lumière de la nature de l’actrice (un reflet bien cadré d’une personnalité qui reste dans l’ombre) ou si l’égérie n’est que la photo d’identité sur le CV de la marque – la sac est là, achetez-le, emportez l’image avec, ne nous prenez pas la tête. Et je m’arrête avant que le lecteur réincarné en reine du pays des merveilles ne réclame la mienne.

 

Du blogueur in-carnet

Traînée à Paris-Carnet, une réunion mensuelle de blogueurs en chair et en os (quoique… est-ce qu’un blogueur sans ordinateur en est encore un ?), j’ai pu avoir une piqûre de rappel de mon manque d’aisance à engager une conversation. D’autant qu’avec la musique, pourtant pas trop envahissante, j’avais l’impression d’être sourde – voire cruche, comme en arrivant où j’ai cru à tort qu’on s’adressait à moi, parce que j’avais attrapé un regard sans entendre les paroles qui m’auraient appris qu’elles ne m’étaient pas plus destinées que ledit regard. Une fois installée et bien calée dans ma chaise, ça va mieux. C’est un peu comme lorsqu’à la gare on arrive sur le quai : tandis qu’on avance pour être à la hauteur de la sortie désirée à l’arrivée et qu’on traverse l’espèce de podium créé par la file de passagers en retrait par rapport à la voie –éloignez-vous de la bordure du quai, s’il-vous-plaît– , on a la sensation d’être entièrement dévisagé par cette haie de déshonneur, qui a pris racine ; sitôt rentré dans le rang, quelques secondes suffisent à s’y fondre, et l’on peut à son tour voir sans être vu, les yeux pris dans la muraille invisible des corps alignés.

La maladresse de l’installation, toujours latente à cause d’une chaise décalée, du sac à poser ou d’un espace un peu juste entre les tables, n’a plus cours une fois assise dans ce café (restaurant, bar ?). Le corps rangé n’expose plus au regard, mais celui-ci y est logé, presque dissimulé à l’intérieur, comme si l’on épiait l’extérieur depuis une cabane d’enfant : le spectateur est tranquillement assis derrière sa table. Il suffit que l’on vous parle pour que brusquement le corps cesse d’être une cachette. La peau rétrécit, ou vous vous dilatez : vous en occupez à nouveau tout l’espace ; comme le grand pull sous lequel on se blottissait est maintenant moulant d’avoir bouilli à la machine, la peau s’ajuste à l’exacte dimension de votre moi qui l’a réinvestie. Délogée de votre poste d’observation, vous êtes sommée, vous avec vos couverts dans les mains et votre robe rouge sur le dos, de prendre part à la conversation.

 

Ces minuscules tropismes sont évidemment beaucoup moins terribles que leur description, recouverts par le bruit des rires, de la musique, des âneries et des vérités proférées avec enthousiasme. Un rire inclassable et monstrueux, qui reléguerait celui du Vates à un discret gloussement, secoue une chemise colorée et un chapeau blanc, avec quelques ondes de choc aux tables alentours, tant on est surpris de ce rire qu’on est bien obligé de qualifier de tel à défaut d’autre chose. Il y avait Alecska, que j’ai loupée (seul blogueuse que je suivais depuis un petit moment), Mademoiselle Moi, que j’ai découvert avec plaisir. Il y a comme ça des gens que l’on trouve franchement sympathiques, en dépit de la pauvreté de cette expression. Une ancienne khâgneuse qui reconnaît qu’on met du temps à en sortir et que, lorsqu’on se retrouve entre anciens, la conversation dévie inévitablement sur le sujet. Déjà cependant, on n’a pas vraiment parlé de la prépa, mais de son « après », ce qu’on en garde une fois que l’on s’est dépouillé de son formatage, de son orgueil et de ses frustrations (celles-ci n’étant rien d’autre qu’un effet de celui-là – risibles en fin de compte). Cela m’a mise de bonne humeur, il est toujours plaisant de deviner (qu’on se trouve en face de) quelqu’un. Puis la surprise, de retour chez moi, devant mon ordinateur, d’apprendre qu’elle a le sentiment d’être timide. Que devrais-je dire, alors que chemise bleue et sourire de moelleux au chocolat (désolée pour la caractérisation, j’ai un trou de mémoire) m’a fait remarquer qu’ils n’allaient pas me manger, et que je pouvais cesser de marteler la table avec la tranche des mains comme si je découpais des sushis au hachoir ?

 

Il y a aussi eu des flashs démultipliés par le reflet des glaces qui permettent aussi de surprendre une personne ou d’esquiver un photographe – c’est qu’ils sont légions dans la blogosphère. Il est d’ailleurs assez amusant de repérer certaines données récurrentes qui pourraient en esquisser une typologie – ce qui ferait que les blogueurs, même en l’absence de leur écran, forment un certain groupe. Pas mal d’informaticiens d’un côté, et de lettrés/sorbonnardes de l’autre. Il ne faudrait pas schématiser, puisque l’on trouve aussi des professeurs, policiers et autres professions et que tout ce petit monde se mélange. Il n’en reste pas moins qu’on y retrouve deux données constitutives du blog, l’écriture et l’ordinateur.

 

Impossible de faire le détail de toute cette soirée (là où l’on voit ce que ça donne de rédiger sur l’ordinateur, qui offre du blanco et des paperolles à l’inifini. Ca commence bref, et on truffe de paragraphes parasite) , d’autant que cela a duré un bon moment et que j’ai un mal fou à retenir l’association visage-nom-pseudo-blog(s) (déjà que sur une classe de quinze, je peux encore avoir des doutes aux trois-quarts de l’année…). Pour avoir les liens des gens présents, vus, inaperçus, écoutés ou adressés, c’est ici. On y trouve aussi des photos de la soirée, ici, par exemple (j’aime particulièrement le jeu de reflet et de cadrage de celle-là – c’est lui, chemise bleue et sourire de moelleux au chocolat). Si la curiosité vous y pousse, vous remarquerez peut-être que la plupart sont loin d’être des gamins. Je devais être l’une des plus jeunes ; en même temps, il faudrait que je fasse attention, je suis encore tombée des nues en apprenant que notre voisin de table n’avait que deux ans de plus que moi. Comme beaucoup d’autre, je l’ai placé derrière une ligne (pas infranchissable mais bien séparatrice) délimitant une zone « adulte » que je regarde depuis l’autre côté. J’ai décidemment du mal avec les âges, ne sachant pas trop si je vieillis à outrance ou si je me considère à tort ou à raison comme (encore ?) une gamine. Qui se barre en sautillant.